Les Apnées du Sommeil

Qu'est-ce que c'est...

Nous respirons moins la nuit que le jour. Transitoirement, beaucoup d’entre nous peuvent même diminuer fortement l’amplitude de leur respiration ou même s’arrêter de respirer en dormant. Lorsque la durée de l’arrêt de la respiration dépasse 10 secondes, on parle d’une apnée du sommeil. Lorsque le nombre d’apnées du sommeil augmente, un problème de santé peut se présenter.

Les apnées du sommeil sont une maladie fréquente.

Pourquoi c'est important d'y faire attention

A force, avec les années, la répétition des apnées du sommeil peut entraîner des risques cardiovasculaires. Les arrêts respiratoires déterminent un manque d’oxygène répété et ce manque d’oxygène atteint tous les vaisseaux sanguins. Parmi ces conséquences cardiovasculaires on retrouve l’hypertension artérielle, parfois même plus importante la nuit que le jour, inversant le cycle naturel. Surtout, les apnées du sommeil déterminent de nombreux AVC.

Sur un suivi de douze ans, le docteur Marin deMadrid a établi que sur cent sujets qui présentaient plus de trente apnées à l’heure pendant leur sommeil, chaque année quatre d’entre eux présentaient un AVC ou un infarctus du myocarde. L’AVC est donc une complication très sévère et très fréquente.

Les apnées du sommeil sont également à l’origine de nombreux accidents de la circulation, en raison de la somnolence diurne qui en résulte. Le risque est multiplié par sept par rapport au risque de quelqu’un ne présentant pas d’apnées du sommeil.

Quelques signes d'alerte

L’apnée n’est pas ressentie par le dormeur, même si son sommeil est alors fragmenté. Ce n’est qu’en cas d’apnée extrême qu’il est réveillé avec une impression d’étouffement. Sinon les alertes sont des signes associés tels que la nycturie (se lever plus d’une fois par nuit pour uriner), une somnolence diurne, des troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire, le rapport de ronflements, voire d’apnées nocturnes, décrits par la famille, une hypertension artérielle difficile à contrôler, des antécédents d’infarctus du myocarde, d’AVC ou d’AIT.

Le traitement préventif de l'AVC en présence d'apnées du sommeil

Le premier traitement est la pression positive continue (PPC). Les voies aériennes sont très souples et un filet d’air envoyé par un petit ventilateur suffit à les maintenir ouvertes. Cette surpression déterminée par le ventilateur, à partir d’air pris dans la pièce, est très modérée et ne gêne pas la respiration normale tout en évitant que les voies aériennes se collabent, éliminant ainsi le risque d’apnées. L’inconvénient est le port d’un masque ou d’une canule nasale. Alternativement, il est proposé une orthèse d’avancée mandibulaire, petit appareil ressemblant à un dentier qui permet de maintenir les voies aériennes ouvertes pendant le sommeil.

L’activité physique est un outil puissant pour réduire les apnées du sommeil. Le programme EXESAS développé dans cette intention par la FFEPGV est très efficace pour les apnées modérées, entre quinze et trente apnées par heure de sommeil.

La solution la plus efficace reste la combinaison de l’activité physique et de la ventilation mécanique. Votre médecin saura vous orienter.