L’activité des neurones du SNA

Qu'est-ce que c'est...

Le système nerveux autonome (SNA), est un ensemble de neurones qui régulent les fonctions automatiques de l’organisme en modulant la respiration, le muscle cardiaque, les vaisseaux, et des hormones. Il est composé de deux bras complémentaires, le système nerveux sympathique, et le système nerveux parasympathique. En pratique, le système nerveux autonome est équilibré lorsque l’on est en bonne santé, avec une part égale de l’activité sympathique et de l’activité parasympathique.

Pourquoi c'est important d'y faire attention

Le système nerveux autonome régule en particulier le diamètre des vaisseaux et l’apport en oxygène, en sucres et autres aliments cellulaires, aux différents organes. Il a également une action d’éveil et une action sur l’humeur. C’est une bonne mère. Il est donc au cœur de notre fonctionnement sans même que nous nous en rendions compte.

Le stress détermine un excès d’activité sympathique, délétère à long terme. Cet excès d’activité sympathique s’associe à des signes cliniques comme l’hypertension artérielle, mais aussi à des atteintes de nos cellules dont le fonctionnement est perturbé. Cette atteinte concerne la paroi des vaisseaux qui ne joue plus son rôle de barrière entre le sang et le cerveau, déterminant un vieillissement cérébral accéléré. L’excès d’activité sympathique libère aussi des molécules inflammatoires circulantes également très délétères pour les vaisseaux.

Globalement, l’activité du système nerveux autonome diminue avec l’âge. Cette activité est un marqueur plus précis de l’âge physiologique que le nombre d’années que l’on a vécu. Lorsqu’il y a un déséquilibre important de cette activité associé à une baisse de l’activité globale, il doit y avoir une interrogation sur l’état de santé. L’étude de Framingham a identifié l’activité du système nerveux autonome comme un des marqueurs essentiel du risque d’AVC.

Quelques signes d'alerte

La fatigue est un signe d’alerte essentiel. Il s’y ajoute des troubles de l’humeur, et des difficultés à dormir. Cependant, cette activité neurologique étant autonome, le meilleur est de la mesurer pour faire un bilan. Le bilan apporte la quantité d’activité sympathique, d’activité parasympathique, et le ratio entre les deux,  précieux témoins de son équilibre.

Le traitement préventif de l'AVC en présence d'une faible activité du système nerveux autonome

Un traitement est le repos, avec suffisamment de sommeil. Cependant, à long terme, pour réactiver l’équilibre de l’activité du système nerveux autonome, l’activité physique est le meilleur traitement. La réponse du système nerveux autonome à l’activité physique est biphasique avec dans un premier temps une légère baisse de cette activité qui va durer quelques heures puis, dans un deuxième temps, un rebond de l’activité du système nerveux autonome qui va l’amener à une valeur supérieure à la valeur de départ. Ainsi, de rebond en rebond, on réactive son système nerveux autonome avec, en plus, un rééquilibrage favorable à l’activité parasympathique, ce qui atténue les effets délétères de l’excès de l’activité sympathique.

 

On voit que globalement, l’activité physique joue un rôle essentiel dans la qualité du sommeil, et en particulier de la respiration pendant le sommeil. L’activité physique, en rééquilibrant l’activité du système nerveux autonome, atténue les effets néfastes de l’activité sympathique. Ainsi l’inflammation est diminuée, améliorant la qualité de la circulation cérébrale et des autres organes.